Atlas des rivières

Les grands bassins hydrographiques de France

La France métropolitaine compte sept circonscriptions de bassin. Dans l’atlas, la Loire et Loire-Bretagne dominent par le nombre (26 cours d’eau) et la longueur cumulée en France (5 312 km). Adour-Garonne a les rivières les plus longues, Rhône-Méditerranée le plus fort débit spécifique, et Artois-Picardie le régime le plus régulier.

Les sept bassins en chiffres

Les circonscriptions de bassin découpent la métropole selon l’endroit où les eaux finissent. Le tableau résume ce que l’atlas contient pour chacune : nombre de cours d’eau retenus, longueur cumulée de leurs cours principaux, et deux indicateurs de débit calculés sur les stations de référence.

BassinCours d’eauFleuvesLongueur cumulée en FranceLe plus longLe plus abondantModule médianDébit spéc. médian (L/s/km²)
Loire-Bretagne26175 312 kmla Loirela Loire12,2 m³/s9,8
Adour-Garonne1554 263 kmle Lotla Garonne51,3 m³/s11,4
Seine-Normandie1683 911 kmla Seinela Seine18,6 m³/s8,8
Rhône-Méditerranée19133 771 kmle Rhônele Rhône29,1 m³/s13,6
Rhin-Meuse421 212 kmla Meusele Rhin141 m³/s13,9
Artois-Picardie44462 kmla Sommela Somme10,1 m³/s9,2
Corse1190,4 kmle Golole Golo15,0 m³/s16,2
Loire-Bretagne5 312 km · 26Adour-Garonne4 263 km · 15Seine-Normandie3 911 km · 16Rhône-Méditerranée3 771 km · 19Rhin-Meuse1 212 km · 4Artois-Picardie462 km · 4Corse90,4 km · 1
Loire-Bretagne5 312 km · 26Adour-Garonne4 263 km · 15Seine-Normandie3 911 km · 16Rhône-Méditerranée3 771 km · 19Rhin-Meuse1 212 km · 4Artois-Picardie462 km · 4Corse90,4 km · 1
Longueur cumulée en France des cours principaux de l’atlas dans chaque circonscription de bassin, suivie du nombre de cours d’eau. Source : BD TOPAGE® 2025.

Le module médian donne la valeur « du milieu » parmi les stations du bassin ; le débit spécifique médian rapporte ces débits à la surface drainée, ce qui permet de comparer des bassins de tailles différentes.

Loire-Bretagne, le plus fourni

Avec 26 cours d’eau et 5 312 km, Loire-Bretagne est le bassin le mieux représenté. Il réunit deux mondes. D’un côté la Loire et ses grands affluents (l’Allier, le Cher, la Vienne, l’Indre), qui comptent parmi les plus longs de l’atlas. De l’autre, une série de petits fleuves côtiers : les 12 cours d’eau de l’atlas qui traversent la Bretagne sont tous des fleuves.

C’est aussi le bassin au régime le plus contrasté : l’écart médian entre le mois le plus abondant et le plus sec y atteint 11,3 fois. Les petits fleuves de Vendée y sont pour beaucoup : le Falleron, la Vie et le Lay sont parmi les plus irréguliers de l’atlas.

Adour-Garonne, de longues rivières

Adour-Garonne ne compte que 5 fleuves parmi ses 15 cours d’eau, mais ses rivières sont longues : le Lot, la Dordogne et le Tarn dépassent toutes 380 km. La longueur médiane en France des cours d’eau du bassin, 257 km, est la plus élevée des quatre grands bassins, loin devant Seine-Normandie (197 km).

Le module médian, 51,3 m³/s, y est le plus fort des grands bassins, porté par des rivières issues du Massif central et des Pyrénées. Le mois le plus abondant est le plus souvent février (11 cours d’eau sur 15).

Rhône-Méditerranée, des régimes variés

Rhône-Méditerranée rassemble 19 cours d’eau, dont le Rhône, le plus abondant de l’atlas (1 469 m³/s à Arles). Son débit spécifique médian, 13,6 L/s par km², est le plus élevé des quatre grands bassins.

C’est le bassin où le calendrier de l’eau varie le plus. Pour 4 de ses cours d’eau (l’Isère, la Têt, le Var et la Touloubre), le mois le plus abondant tombe au printemps ou au début de l’été. Pour 3 autres (la Durance, l’Hérault et le Loup), il tombe en automne. Les petits fleuves du Languedoc et du Roussillon sont très irréguliers : le Vidourle roule 67 fois plus d’eau en janvier qu’en août.

Seine-Normandie, le plus régulier des grands

Seine-Normandie compte 16 cours d’eau : la Seine, ses affluents et 7 petits fleuves côtiers de la Manche. Parmi les quatre grands bassins, il a le débit spécifique médian le plus faible (8,8 L/s par km²) et le régime le plus régulier : un écart médian de 4,4 fois entre mois humide et mois sec.

Le bassin illustre bien le piège des stations : la station de référence de la Seine est à Alfortville, avant l’arrivée de la Marne, de l’Oise et de l’Eure. Le guide Longueur et débit revient sur cet effet.

Rhin-Meuse, Artois-Picardie et Corse

Rhin-Meuse ne compte que 4 cours d’eau dans l’atlas (la Meuse, la Moselle, l’Ill et le Rhin), mais son module médian, 141 m³/s, est le plus élevé : le Rhin et la Meuse dominent un petit échantillon. Artois-Picardie réunit 4 petits fleuves (la Somme, l’Authie, la Canche et l’Yser) au régime très régulier : un écart médian de 1,6 fois seulement entre mois humide et mois sec, le plus faible de l’atlas.

Le bassin de Corse n’a qu’un cours d’eau dans l’atlas, le Golo (90,4 km, 15,0 m³/s à Volpajola). Le mois le plus abondant y est avril.

Pour comparer deux cours d’eau de bassins différents, le comparateur affiche le bassin, la mer d’arrivée, les débits et les profils côte à côte. La page Les grands bassins donne la carte et la liste de chacun.

Sources

  • BD TOPAGE® 2025, couche CoursEau (IGN, OFB), diffusion Sandre — Licence Ouverte 2.0.
  • BD TOPAGE® — BassinHydrographique_FXX (circonscriptions de bassin), Sandre — Licence Ouverte 2.0.
  • Hub’Eau, API Hydrométrie (débits moyens mensuels, données de la Plate-forme HYDRO Centrale) — Licence Ouverte Etalab.
  • Calculs (longueurs, rangs, médianes, rapports) : Atlas des rivières, à partir de ces données. Méthode.